Centre Européen de la Colonne Vertébrale

Clinique du Parc - Lyon (France)    Classification

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F.A.Q. Lombalgie
Bibliographie


  •  1 - LA SANTE

    • Depuis 1950 l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a défini la santé comme un bien-être physique, mental et social.

     

  •  2 - LA MALADIE

    • Altération de la santé quand la cause est connue (autrement on parle de syndrome)
    • On distingue la maladie aiguë impliquant une durée limitée et la maladie chronique de longue durée. La maladie implique une succession d’événements :

      • quelque chose d’anormal se produit au niveau de l’individu, soit congénital, soit acquis,

      •  une succession de circonstances causales : « l’étiologie entraîne une modification dans la structure du corps : la pathologie. Les transformations pathologiques provoquent des manifestations : signes ou symptômes.

    • L’enseignement ou doctrine médicale repose depuis le 18ème siècle sur deux versants :

      • l’anatomie et la  clinique avec ces dernières années développement de la biologie, de l’endoscopie, et surtout de l’imagerie : scanner et résonance magnétique nucléaire,

      • la classification et la nosographie, le regroupement et la classification des maladies en tableaux cliniques formes cliniques, diagnostics différentiels, constituent la base des concours hospitaliers.

    • Depuis 1975, l’OMS a développé la classification internationale du handicap concrétisé en France par l’arrêté du 4 mai 1988. Cette classification essaye de répondre aux problèmes de santé publique posés par la maladie. Elle dépasse largement le cadre de la médecine traditionnelle tel que nous venons de le définir.

     

    • Pour la lombalgie, on distingue également la lombalgie aiguë (qui régresse spontanément en moins de deux mois) et la lombalgie chronique (qui persiste au-delà de deux mois).

    • Il s'agit d'une maladie dans environ 10 % des cas.

    • L’étiologie est variée :

      • 1 - Douleur provenant du segment mobile = mécanique
        • Douleur antérieure d'origine discale (50 % )
        • Douleur postérieure (examen programmé du rachis)
        • Douleurs mixtes, et le patient n'a alors plus de position antalgique. Dans ces cas, le traitement orthopédique conservateur permet une décharge globale des structures de 30 % par l'effet de sablier du corset.

        La recherche lésionnelle est légitime et oriente le traitement

         

      • 2 - Douleur provenant d'un dysfonctionnement des voies de la douleur = neurologique
        • Dysfonctionnement des relais médullaires et encéphaliques censés filtrer et moduler les influx douloureux. Anxiété, stress, dépression, choc psychologique... (douleur constante et diffuse)
        • Déafférentation : le nerf a une mémoire, une douleur de plus de 6 mois entraîne une hypersensibilité locale.
        • La fibrose post-opératoire n'est pas un phénomène mécanique, mais une douleur de déafférentation.

        La recherche lésionnelle est contre indiquée, elle renforce le patient dans son anxiété "on ne sait pas ce que j'ai"

         

        • Comment déterminer la part mécanique des douleurs ?

        L'un des rôles du traitement orthopédique conservateur est d'apprécier la part mécanique des douleurs. Le lombostat plâtré va assurer la stabilité du rachis lombaire pendant 3 semaines. Le patient continue à mener une activité normale c'est à dire, travaille, conduit... Si les douleurs sont d'origine mécanique, il sera soulagé dans les 10 jours suivant son plâtre. Si les douleurs sont d'origine neuropathique, elles seront souvent augmentées par le plâtre, et l'on confiera alors le patient à une consultation sur la douleur. Dans le cas de douleurs centrales, le plâtre est habituellement refusé par le patient.

        Un certain nombre de patients peuvent suivre les indications du médecin traitant et accepter quand même le plâtre. Dans ce cas, il sera retiré avant les 10 jours test et lorsqu'il s'agit d'un accident du travail, souvent en urgence pendant la nuit.

         

    • La pathologie classique décrit la lombalgie banale et commune…

    • Les signes et symptômes seront : la douleur, le blocage (lumbago aigu),  la limitation des amplitudes du rachis…

    • L’approche anatomo-clinique avec scanner  et IRM est classique. On apprécie l’hydratation du disque, son débord, l’orientation des articulaires postérieures…

    • L’approche classificatoire et nosographie abondante : déchirure discale, insuffisance discale, instabilité lombosacrée, dysfonctionnement…

       

    • Dans 89 % des cas, on ne retrouve pas d'étiologie, on parle de lombalgie idiopathique, il s'agit d'un syndrome.

     

  •  3 - LA DEFICIENCE

    • la déficience correspond à toute perte de substance, altération d’une structure, ou altération d’une fonction anatomique, physiologique ou psychologique. Il s’agit d’un trouble au niveau de l’organe. La déficience correspond à une déviation par rapport aux normes biomédicales. La déficience n’est pas directement liée à l’étiologie (anomalie génétique ou traumatisme peuvent entraîner une déficience identique). La déficience n’indique pas forcément l’existence d’une maladie.

    • Pour la lombalgie, la déficience se traduira essentiellement par un blocage lombaire avec impossibilité pour le patient de mobiliser son rachis lombaire sans douleur.

    • Anatomiquement, on peut constater une lésion du disque ou des articulaires postérieures, des ligaments ilio-lombaires, …
      Physiologiquement, perturbation du mouvement de la charnière lombosacrée

    • Psychologiquement, syndrome dépressif associé.

     

  •  4 - L'INCAPACITE

    • correspond à une réduction partielle ou totale de la capacité d’accomplir une activité d’une façon considérée comme normale pour un être humain. Elle reflète la conséquence de la déficience en terme de performance fonctionnelle et d’activité de l’individu. Cette incapacité peut être :

      • temporaire ou permanente,

      • réversible ou irréversible,

      • progressive ou régressive.

    • Cette incapacité est soit la conséquence directe de la déficience, soit une réponse psychologique de l’individu à la déficience physique.

     

    • Pour la lombalgie, l’incapacité se traduira par des changements de positions difficiles (notamment pour se lever le matin, pour passer de la position assise à debout), impossibilité de pratiquer une activité sportive, impossibilité de rester assis ou debout plus d’une heure. Difficultés pour accomplir l'acte sexuel...

     

  •  5 - DESAVANTAGE

    • Le désavantage social est le préjudice qui résulte d’une déficience ou d’une incapacité qui limite ou interdit l’accomplissement d’un rôle normal, en rapport avec l’âge, le sexe, les facteurs sociaux ou culturels. Elle est caractérisée par une contradiction entre les possibilités de l’individu et les aspirations de l‘individu lui-même ou du groupe dont il fait partie.

    • Le désavantage représente la socialisation d’une déficience ou d’une incapacité.

     

    • Pour la lombalgie, le désavantage peut être majeur avec arrêt de travail prolongé pouvant entraîner un licenciement.

    • Le désavantage est parfois paradoxal dans la lombalgie. L’incapacité de travailler dans le cadre d’un accident du travail est parfois plus avantageux pour le patient qui perçoit son salaire complet, une assurance peut prendre le relais du remboursement de ses emprunts et le patient a la liberté de travailler à la maison, ou parfois de « travailler au noir ».

     

  •  6 - HANDICAP

    • Le handicap est un concept anglo-saxon qui se rapproche du désavantage (hand in cap ou la main dans le chapeau, correspond à un tirage au sort des couloirs de course et par conséquent  pouvant désavantager certains concurrents).

    • Le handicap est le désavantage vécu du fait de la déficience et de l’incapacité et qui entraîne une dissociation entre la performance  ou le statut de l’individu et ce que le groupe auquel il appartient  attend de lui.

    • C’est le versant législatif du désavantage.
    • Pour la lombalgie, notre société n’a pas intégré la souffrance comme handicap et dans le domaine de la lombalgie chronique il existe souvent une incompréhension entre le patient qui souffre et la société qui ne reconnaît  pas cette souffrance comme un handicap relevant de la loi  du 23 novembre 1957 (est considéré comme travailleur handicapé, toute personne dont les possibilités d’acquérir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite d’une insuffisance ou d’une diminution de ses capacités physiques ou mentales).


Auteur : Dr Jean Claude de Mauroy (Médecine Orthopédique), Dr Sylvain Maigné (Médecine Manuelle)

Cette page a été mise à jour pour la dernière fois le : 27 janvier 2011

"Conflit d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées publiées dans cette page"


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