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GES 2015 - Profil
Formation ARTbrace

 


La réalisation de L’ARTbrace repose sur plusieurs innovations fondamentales que l’on peut regrouper en 9 chapitres.


Le premier chapitre concerne l’asymétrie. Contrairement aux autres corsets asymétriques qui agissent pas appuis et contre-appuis (PUSH), l’asymétrie de l’ARTbrace agit principalement par l’intermédiaire du « porter d’enfant » ou (PULL)
 

De plus, au cours de la Rachimétrie Informatisée régionale, c’est l’enfant lui même qui réalise l’asymétrie en fonction de la flexibilité du rachis. Jusqu’à présent, l’asymétrie était arbitraire.
 

Le polycarbonate de 5 mm était déjà utilisé en Italie depuis 10 ans pour remplacer le plâtre selon le principe du « Push », sans asymétrie externe et avec pelotes internes.
Après test de résistance, nous avons opté pour le polycarbonate de 4 mm, sauf pour les versions infantiles et adultes pour lesquels nous utilisons le 3 mm.
 

La rachimétrie informatisée régionale reprend le correction par blocs de Katerina Schroth.
 

A noter, qu’il y a 200 ans, la méthode dite de Schroth qui est la plus diffusée au niveau mondial était déjà pratiquée à Lyon.
 

En 1970 et jusqu’à nos jours, l’asymétrie caractéristique du corset de Chêneau n’était possible que sur le polyéthylène, compte tenu du caractère arbitraire de l’asymétrie.

L ’asymétrie par « PULL » est du type « baby lift », il n’y a pas réellement de « PUSH », Nous verrons que l’ARTbrace réalise un Soft Contact.
 

Le troisième chapitre est celui de la TORSION. L’ARTbrace est le seul corset long adapté à la détorsion du rachis.
 

La très haute rigidité du polycarbonate rend impossible la déformation dans le plan frontal et dans le plan sagittal. La seule mobilité a lieu dans le plan horizontal facilitant la detorsion. Elle est liée à l’interface metal-polycarbonate au niveau des charnières postérieures.
 

Si le polycarbonate est 25 fois plus résistant que le polyacrylate, il n’en est pas de même de la dureté, ce qui explique la bonne tolérance de cette orthèse par les patients.
 

L’ARTbrace reste un corset lyonnais, c’est-à-dire transparent et réglable.
 

Le troisième chapitre est celui de la TORSION. L’ARTbrace est le seul corset long adapté à la détorsion du rachis.
 

Un système 3 points (appui et 2 contre appuis) fonctionne dans un plan. Il est impossible de reconstituer ou de modifier un volume à partir d’un ou même plusieurs plans.

 

 

Le passage de la géométrie plane à la géométrie volumique des solides est la caractéristique majeure de l’ARTbrace.
 

Tous les corsets, y compris l’ancien corset lyonnais fonctionnaient selon des systèmes 3 points c’est-à-dire en géométrie plane. Il était possible de focaliser la correction sur la vertèbre apicale. Une certaine dérotation mesurée au torsiomètre de Perdriolle sur la vertèbre apicale était constatée. L’ARTbrace réalise au contraire une détorsion globale de toutes les vertèbres incluses dans la courbure.
 

La détorsion nécessite deux points fixes aux deux extrémités de la courbure et un mouvement de dévrillage intermédiaire. L’ARTbrace est le seul corset à stabilisation haute sous-axillaire. Deux mécanismes géométrique et mécanique vont favoriser cette détorsion.
 

La détorsion s’effectue selon le mécanisme de la clé et du boulon
Imaginons une courbure unique thoraco-lombaire.
Le bassin est bloqué par la clef de 13
La tête du boulon est stabilisée au niveau de la ceinture scapulaire
La pince réglable de plombier au niveau de la charnière thoraco-lombaire effectue la détorsion.
 

Le premier mécanisme de détorsion est la détorsion géométrique, c’est-à-dire une élongation par translation le long de l’axe vertical en sens inverse de la compression-flambage.
 

 

Le concept du porter d’enfant ou “baby lift” est la caractéristique majeure de l’ARTbrace. La prise sous axillaire réalise l’extension, première étape de la detorsion.
 

 

Le second mécanisme est la détorsion mécanique qui s’effectue par l’ensemble de la surface externe du thorax. Le corset va corriger la déformation thoracique et l’asymétrie du pli de la taille, mais surtout déplacer les volumes.
Les faces du solide obtenues dans les plans de coupe sont appelées bases du tronc, et la distance entre les deux plans de coupe est la hauteur du tronc.
Les faces latérales de ce solide ne sont pas nécessairement planes, mais sont des paraboloïdes hyperboliques.

 

Pour mieux comprendre, nous pouvons illustrer par le concept de l’effet Pringle qui est également une paraboloïde hyperbolique. Au simple Pringle s’associe la detorsion mécanique.
 

 

Dans la scoliose, ce n’est pas seulement, l’axe vertébral qui est dévié et déformé, mais le bassin, le pli de la taille, la cage thoracique et la ceinture scapulaire. La chirurgie agit uniquement sur l’axe vertébral, le traitement conservateur agit sur l’ensemble du tronc. C’est par l’intermédiaire de la surface externe du tronc que s’effectue la détorsion mécanique.
 

 

Il n’y a habituellement pas de pelote dans l’ARTbrace. La surface est lisse. L’enfant peut glisser dans le corset qui est donc un système dynamique.
 

 

Le polycarbonate réalise une sorte d’exoquelette en sens inverse de la colonne torse scoliotique.
 

 

EOS 3D nous fournit les 17 rotations segmentaires au niveau thoracique et lombaire. La torsion est la moyenne de ces 17 rotations segmentaires. Nous pouvons ainsi calculer la détorsion obtenue par le corset.
 

 

Nous avons calculé cette détorsion dans 20 cas où la correction frontale était de plus de 80%. Nous l’avons mesuré à 50 %.

 

 

L’ ARTbrace est le seul corset correcteur pour les scolioses de l’adulte. Cette patiente à été opérée il y a 28 ans à l’âge de 22 ans. La décompensation est récente avec douleurs et déséquilibre depuis 1 an. Elle ne souhaitait pas la reprise chirurgicale pour des raisons personnelles. La nuit après la livraison du corset, la douleur a disparu et au contrôle, nous constatons une amélioration des paramètres frontaux.
 

 

Mais c’est surtout dans le plan sagittal que le résultat est le plus surprenant avec impression d’une diminution de la cyphose thoraco-lombaire dans la zone arthrodésée.
 

 

Le calcul des rotations en EOS 3D montre qu’il existe sans doute une pseudarthrose minime aux extrémités, mais nous constatons sur l’ensemble de la courbure scoliotique une dérotation identique légèrement supérieure à 20°. C’est cette détorsion globale qui entraine la zone arthrodésée et modifie la projection dans le plan sagittal.
 

 

Le quatrième chapitre concerne le moulage régional par blocs. Cette innovation majeure a été abordée dans un chapitre spécifique.
 

 

Le premier élément est la notion d’équipe qui pour la première fois peut se traduire dans la réalisation de l’orthèse. C’était le médecin qui réalisait le plâtre. Il est souhaitable que ce soit le médecin ou le kinésithérapeute qui positionne le patient pour chacune des trois rachimétries informatisées qui constituent un plâtre digital. Un programme spécifique peut être réalisé par le kinésithérapeute pour préparer l’enfant. Dans un second temps, à partir des 3 rachimétries informatisées, l’appareilleur va réaliser le moulage digital par superposition.
 

 

La correction est contrôlée et effectuée dans les deux plans frontaux et sagittaux. La détorsion s’effectue automatiquement selon la loi des mouvements couplés. Pour obtenir une détorsion, il faut que le plan sagittal soit neutre en position physiologique, c’est-à-dire que les vertèbres soient en équilibre isostatique.
 

 

L’actuel président de la SRS, le Pr Kenneth Cheung a également travaillé sur les mouvements couplés lors de la chirurgie.
 

 

Lors du premier moulage, il n’y a pas de détorsion.
 

 

Lors du second moulage de la région lombaire, on note une légère détorsion entre les ceintures scapulaires et pelviennes.
 

 

Lors du troisième moulage de la région thoracique, cette détorsion s’accentue.
 

 

Dans cet exemple du cas n° 90 qui illustrait la première publication de 2014, l’angulation initiale était de 39° avec ATR de 17°. La correction dans le plan frontal est excellente et dans le plan sagittal, on note une nette amelioration du dos plat. A noter également la modification thoracique volumique.
 

 

Sous EOS 3D, la représentation vectorielle dans un plan horizontal confirme la détorsion
 

 

Ici l’aspect clinique en corset
 

 

En fin de traitement à Risser 5 et après 2 ans de corset, l’angulation finale est de 13°.
 

 

Ici l’aspect Clinique en fin de traitement et après 6 mois de port nocturne. L’ATR est inférieur à 10°
 

 

Le cinquième chapitre concerne la superposition des 3 rachimétries informatisées ou « processing ». Elle est réalisée par l’appareilleur.
 

 

A la base, la scoliose est une déviation tridimensionnelle du rachis ou colonne torse, comme cette colonne du temple de Jérusalem..
 

 

La définition mathématique de la colonne torse est une hélicoïde cerclée à cercle générateur horizontal selon le mathématicien Robert Ferréol.
 

 

L’avantage est que le plan de coupe est horizontal, ce qui facilite la superposition dans le plan frontal
En gris le moulage initial n°1
En rouge le moulage n° 2 avec shift lombaire
En rouge le moulage n° 3 avec bending thoracique
La ceinture scapulaire sera alors superposée pour reconstituer un appui sous axillaire vertical et symétrique.
 

 

La même procédure s’applique dans le plan sagittal
A gauche de l’image : en rouge, le moulage n° 3 et en gris le moulage n° 2 en lordose physiologique
A droite en gris le moulage définitif et en rouge le moulage n° 3 en cyphose physiologique.

 

 

Le sixième chapitre concerne le remodelage de la vertèbre apicale.
 

Nous connaissons le cercle vicieux décrit par Ian Stokes. L’asymétrie des pressions au niveau de la vertèbre apicale limite la croissance de la concavité et augmente automatiquement l’angulation.
 

 

La réharmonisation des pressions nécessite :
- un cartilage de croissance encore actif
- Un port de l’orthèse durant la journée
Une forte correction angulaire, c’est-à-dire un corset asymétrique
 

 

Clin note que pour rééquilibrer les pressions au niveau de la vertèbre apicale, il faut une correction moyenne en corset de plus de 48 % en moyenne. Seule l’ARTbrace permet et même dépasse largement cette correction. Il confirme par ailleurs qu’il existe une corrélation entre la correction initiale en corset et le résultat final du traitement.


 

Le 3 octobre 2016 sur 721 patients, la correction moyenne était de 69,4 %
 

 

L’objectif est donc d’inverser le cercle vicieux pour en faire un cercle vertueux.
 

 

Dans cet autre exemple nous voyons bien le déplacement des volumes et la restitution d’une cage thoracique physiologique
 

 

En cours de traitement, nous constatons même une inversion de la courbure.
 

 

Le septième chapitre concerne l’amélioration du plan sagittal en ARTbrace.
 

 

Le blocage dans le plan sagittal avec restitution d'une cyphose thoracique et d'une lordose lombaire favorise la détorsion et complète le « PULL ». Les mouvements couplés ne sont pas satisfaisants si la statique sagittale n’est pas proche de la physiologie.
 

 

 

Plus récemment EOS confirme l’accentuation du dos plat en orthèse pour les anciens systèmes,
Dans tous les corsets l’extension du rachis par translation le long de l’axe vertical s’accompagne d’une diminution de la lordose et d’une accentuation du dos plat. Le système EOS permet de quantifier ces modifications avec par exemple perte de 13° de lordose pour le corset de Boston et accentuation du dos plat de 3° pour le corset de Chêneau.
 

 

Au contraire en ARTbrace, le dos plat est amélioré, grâce au moulage régional par bloc.
 

 

Dans ce cas, l’amélioration initiale se poursuit également en cyphose et en lordose, il persiste toutefois une antéversion pelvienne.
 

 

Le huitième chapitre concerne la classification qui est un élément majeur des corsets Chêneau. Cette classification a été bien été codifiée par Manuel Rigo.
 

 

Il est très difficile de classer les scolioses, car elles sont toutes différentes. Aucune classification ne peut répondre à la totalité des situations. Il existe au moins 9 types de Chêneau en fonction des 9 principaux groupes. Pour la réalisation de l’ARTbrace nous n’avons que deux protocoles en fonction d’une courbure unique ou de deux courbures. Par contre c’est lors du moulage régional avec une infinité de combinaisons dans la correction frontale et sagittale que va s’effectuer l’adaptation précise du corset à chaque scoliose.
 

 

Pour l’ARTbrace, les deux protocoles sont adaptés à une courbure unique ou à deux courbures pour la scoliose double majeure.
 

 

Le neuvième chapitre concerne l’expansion thoracique en ARTbrace
 

 

La recommandation 17 de la SOSORT insiste sur cet aspect. Tous les corsets sauf le Milwaukee limitent l’expansion thoracique. Il est faux de dire que la fonction respiratoire se normalisera à la fin du traitement. Certes la kinésithérapie spécifique peut améliorer la situation, mais mieux vaut préférer un corset restreignant le moins possible, la capacité vitale.
 

 

Quatre éléments facilitent la respiration :
L’asymétrie qui conserve les volumes grace à l’expansion dans la concavité
Le réglage du corset avec la croissance,
Le « porter d’enfant » se situe latéralement au niveau sous-axillaire et permet de détacher le scratch supérieur,
La lordose lombaire avec expansion antérieure facilite la respiration abdominale.
 

 

Les corsets asymétriques réduisent moins la capacité vitale que les symétriques du fait de l’expansion dans les concavités. Nous voyons ici l’expansion lors des mouvements respiratoires.
 

 

L’une des caractéristiques de l’ARTbrace est le baby lift qui libère la partie antérieure sterno-costale. Nous voyons ici l’intérêt de détacher le scratch supérieur pour faciliter la réduction. La spirométrie sera réalisée en détachant le scratch supérieur.
 

 

Les tests spirométriques ont été réalisés à l’aide du SP10 Contec.
 

 

La capacité vitale forcée n’est réduite que de 7 %, ce qui est le chiffre le plus bas publié à ce jour. Les autres paramètres FEV1 et Peak flow ne sont pas significativement modifiés.
 

 

En plâtre, la réduction immédiate de la capacité vitale était de 37%, améliorée secondairement par la kinésithérapie. La différence est donc majeure avec l’ARTbrace.
 

 

En corset, la limitation varie de 22 à 14 % selon les publications internationales.
 

 

Du plâtre à l’ARTbrace, l’amélioration des paramètres respiratoires est significative.
 

 

En conclusion, la somme des innovations est telle que l’on peut parler de révolution dans le domaine de l’appareillage des scolioses. Les résultats vont confirmer ces concepts théoriques avec une correction en corset qui plafonnait à 40 % lors de ces dernières 50 années et qui passe actuellement à 70 % en moyenne.

 



Auteur : Dr Jean Claude de Mauroy (Médecine Orthopédique)

Cette page a été mise à jour pour la dernière fois le : 15 octobre 2016

"Conflit d’intérêts : Le Dr Jean Claude de Mauroy est co-inventeur du nouveau corset ARTbrace"


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  Le site a été mis à jour pour la dernière fois le : 10 juin 2017