Centre Européen de la Colonne Vertébrale

Clinique du Parc - Lyon (France)    Traitement Orthopédique

Accueil
Remonter
Imagerie
Sport
Kinésithérapie
Traitement Orthopédique
F.A.Q. Spondylo
Bibliographie

Traitement Orthopédique Conservateur


Historique
En 1782, L’obstétricien Herbinaux constate que l’accouchement de femmes présentant une déformation lombo-sacrée avec saillie du sacrum est plus difficile.
En 1854, Killian utilise crée le terme de spondylolisthésis des racines grecques spondyl : vertèbre et olisthésis : glissement.
En 1930, Junghanns décrit le pseudospondylolisthésis dégénératif sans rupture visible de l’isthme.
En 1941, Meyerding décrit les stades de glissement ; la classification est encore utilisée de nos jours.
En 1983, Vidal et Marnay étudient la morphostatique sagittale de ces patients.

Définitions
La spondylolyse est une perte de continuité au niveau de l'isthme (pars interarticularis) entre articulaire supérieure et articulaire inférieure. L’isthme vertébral est en continuité avec avec la lame, le pédicule et les apophyses transverses qui restent attachées au corps vertébral.
Le spondylolisthésis a été décrit par Taillard comme un glissement en avant du corps vertébral et de l’arc postérieur sauf les articulaires inférieures qui restent solidaires du segment inférieur. Le tronc se désolidarise du bassin et des membres inférieurs.
La spondyloptose : il s'agit d'une maladie particulière avec véritable dislocation lombosacrée. Le grand axe du sacrum se verticalise avec horizontalisation de la pente sacrée et glissement du corps vertébral de L5, le plateau inférieur de L5 se rapprochant du mur antérieur du corps vertébral de S1.

Introduction
La spondylolyse concerne 7% de la population et survient notamment chez les sportifs. La fréquence du spondylolisthésis est estimée à 5 %
Rossi retrouve 60% de spondylolyse dans le cadre du plongeon en piscine.
En période de croissance pubertaire une spondylolyse évolue fréquemment vers le spondylolisthésis avec habituellement glissement de la vertèbre L5 sur S1, et parfois instabilité douloureuse. Le médecin se trouve devant une alternative :
• Soit arrêt de l'activité sportive,
• Soit poursuite de cette activité sportive sous la protection d'une orthèse
C'est le traitement orthopédique conservateur.

Anatomo-physiologie
La lyse survient au niveau de la pars interarticularis entre articulaires supérieures et articulaires inférieures.
Nous envisagerons successivement
Facteur congénital, héréditaire
La survenue d’un spondylolisthésis est directement liée à la verticalisation. Il n’est jamais retrouvé chez les handicapés en fauteuil roulant. Le spondylolisthésis est beaucoup plus fréquent chez les inuits.
Facteur anatomique congénital de l'arc postérieur de L5, avec la plupart du temps hypoplasie de cet arc. Il existe également fréquemment des dysraphies avec défaut de fermeture au niveau de l'épineuse. Ces spina bifida occulta fragilisent la structure ligamentaire paravertébrale. Le spondylolisthésis lombaire n'existe jamais à la naissance.
Facteur mécanique
Dans 95 % des cas, la lyse isthmique est localisée en L5. Elle peut se situer au niveau lombaire sus-jacent chez les enfants pratiquant la gymnastique rythmique et sportive.
Le morphotype avec inclinaison excessive de la pente sacrée sur l'horizontale, accentue la composante de glissement de la vertèbre L5 et majore les pressions sur l'arc postérieur. Ce morphotype peut résulter soit d’une mauvaise attitude en antéversion pelvienne et hyperlordose, soit d’un défaut constitutionnel avec augmentation de l’angle d’incidence lombo-pelvienne de Duval-Beaupère. Les données de la photoélasticité bidimensionnelle confirment que c'est à 37° d'inclinaison de la pente sacrée sur l'horizontale, que les pressions sont le mieux réparties sur l'ensemble du corps vertébral.
Nous avons démontré avec Stagnara qu’il existe une corrélation positive entre inclinaison de la base sacrée sur l’horizontale et hyperlordose. Pour rééquilibrer le rachis, les extenseurs de hanche augmentent les tensions en rétroversion pelvienne.
Facteur traumatique. La spondylolyse aiguë à la suite d'un choc violent est rare, il s'agit le plus souvent de microtraumatismes répétés avec processus identique à celui des fractures de fatigue. Les mécanismes du coupe-cigare et de la guillotine ont été décrits par Roy Camille et Saillant lors des mouvements d’hyperlordose. L’isthme de L5 est pris en tenaille entre l’apophyse articulaire inférieure de L4 et l’apophyse articulaire supérieure de S1. Chez les sportifs de haut niveau, la prévalence moyenne est de 20 %.
Facteur asymétrique avec scoliose. 20 % des scolioses lombaires s’accompagnent d’un spondylolisthésis. La scoliose est souvent l’occasion de découvrir le spondylolisthésis
Facteur dégénératif à l'âge adulte.

Histoire naturelle du spondylolisthésis
Elle a été bien décrite par Maldague à partir de radiographies.
1. condensation d'un pédicule
2. lyse unilatérale d'un pédicule avec parfois constitution d'une scoliose
3. condensation pédiculaire controlatérale
4. rupture du second isthme.
5. glissement progressif notamment en période de croissance pubertaire.

Etiologie
L'âge de découverte de la spondylolyse varie de 6 à 20 ans, avec un pic au moment de la croissance pubertaire. La répartition hommes/femmes est de 50%.
Les circonstances de découverte sont :
• Un épisode douloureux lombosacré bien que 90 % des spondylolisthésis soient asymptomatiques. Les douleurs sont habituellement lombaires, parfois sacro-iliaques. Une radiculalgie peut évoquer soit un processus rapide de glissement, soit une compression du nerf au niveau des rotateurs de la hanche.
• Une hyperlordose
• Une scoliose. 20% des scolioses lombaires sont associés à une spondylolyse
• Un bilan systématique pour la pratique des sports à risque.
La fréquence du spondylolisthésis augmente chez le sportif pratiquant des sports en hyper-extension. (30 % pour le fitness)

Bilan clinique
1 La douleur : elle est l'occasion de la découverte de la spondylolyse dans plus de la moitié des cas. La
cotation est différente de celle de l'adulte car l'enfant vit dans le temps présent, ne mémorise pas et ne
somatise pas au niveau du rachis.
- Stade 0 : absence de douleur,
- Stade 1 : douleurs retrouvées à l'examen clinique retrouvé à l'examen clinique,
- Stade 2 : douleurs à l'effort,
- Stade 3 : douleurs au repos,
- Stade 4 : douleurs permanentes,
- Stade 5 : nécessité de prise d'antalgiques, ce qui est exceptionnel chez l'enfant.

Les signes radiculaires à type de sciatique sont rares, habituellement l'étirement progressif de la racine nerveuse est indolore chez l'enfant. La hernie discale est exceptionnelle dans le spondylolisthésis, comme dans la scoliose.

2 L'hyperlordose : elle se traduit par l'accentuation de la flèche de lordose, par contre on ne retrouve que rarement une rétraction du psoas.

Bilan radiologique
1 Bilan radiographique standard : nous conseillons deux grands clichés 30/90 debout de face et de profil pour apprécier les répercussions au niveau de la ligne de gravité. Actuellement les logiciels de numérisation des clichés permettent d’obtenir le crane et la tête fémorale sur un même cliché.
Des clichés de 3/4 centrés sur les dernières vertèbres lombaires confirment habituellement l'existence de la spondylolyse. C’est l’image classique du petit chien de Lachapelle. Le museau correspond à l’apophyse transverse, l’œil au pédicule, l’oreille à la partie supérieure de l’apophyse articulaire, la patte antérieure à la partie inférieure de l’apophyse articulaire, le corps à la lame et le cou à l’isthme.
Sur le profil nous utilisons la méthode de Boxall pour apprécier le glissement de la vertèbre L5 par rapport à S1. La tangente par rapport au mur de S1.
La cunéiformisation de L5 permet d'apprécier l'ancienneté de la spondylolyse, ce qui est fondamental dans le cadre des accidents du travail ou d’un accident de droit commun. Cette cunéiformisation compense l'inclinaison excessive de la base sacrée sur l'horizontale.
- L'inclinaison de la pente sacrée sur l'horizontale est en moyenne de 37°, elle est franchement augmentée dans cette pathologie. Cette inclinaison est directement corrélée à l'hyperlordose.
- L'hyperlordose est habituellement compensée par la cunéiformisation de L5 nous utilisons comme référence le plateau supérieur de L5.
- Le porte à faux ou position du centre du noyau du disque L5-S1 par rapport à l'axe des têtes fémorales (normale 2,5 cm en arrière des têtes fémorales) permet d'apprécier l'antéversion pelvienne, souvent physiologique avant la croissance pubertaire ou la rétroversion pelvienne souvent mécanisme de compensation d'une inclinaison excessive de la pente sacrée sur l'horizontale. - - L'incidence lombo-pelvienne en moyenne de 53° est un facteur constitutionnel non modifié par la version pelvienne, elle est un facteur pronostic du spondylolisthésis.
- La verticalisation du sacrum : elle s'accompagne d'une horizontalisation de la pente sacrée, l'aboutissement pouvant être la spondyloptose.

- L'angle lombo-sacré. Il est formé par la tangente au mur postérieur de S1 et la tangente au plateau supérieur de L5.  Il est normalement de 135°. A partir de 110°, il peut justifier un traitement orthopédique conservateur. A partir de 90°, on peut discuter la chirurgie.
Cette appréciation radiologique est indispensable pour l'indication thérapeutique.

2 Imagerie complémentaire
La SCINTIGRAPHIE OSSEUSE très irradiante est demandée uniquement en cas de doute sur l'origine de la douleur, lorsque la radiographie simple ne met pas en évidence de fissure. Elle est également demandée après un traumatisme récent lorsque l’on envisage un traitement orthopédique type fracture.
Une hyperactivité peut correspondre au stade de densification de l'isthme précédent la rupture. Dans ces cas, le traitement orthopédique conservateur peut permettre une guérison.

Les CLICHÉS DYNAMIQUES de profil en hyperflexion et hyperextension tiennent plus compte de l'harmonie de l'ouverture du disque que de l'amplitude du mouvement, parfois très importante chez les sportifs.

Ici on constate une parfaite stabilité lors du mouvement.

Le SCANNER en oblique inverse ou balayage hélicoïdal permet une reconstruction axiale ou tridimensionnelle. Il précise les lésions sur l'arc postérieur, les efforts de reconstruction isthmique, l’existence d’ostéophytes ou de nodules de Gill sur l’isthme. Il précise également la qualité de la masse musculaire postérieure.

La RÉSONANCE MAGNÉTIQUE NUCLÉAIRE met en évidence l'existence d'une discopathie et l'état des structures nerveuses au niveau du glissement. Elle visualise la console sacrée et ses conséquences sur les structures nerveuses. La composante sus-lésionnelle explore :
• Les disques sus-jacents,
• Une dystrophie rachidienne de croissance lombaire
• Un rétrécissement canalaire
L’ IRM est effectuée en cas d’insuffisance du traitement orthopédique conservateur, lorsque l’on envisage la chirurgie.

RISQUE ET EVOLUTIVITE

EVOLUTION EN SACRUM HORIZONTAL
L'horizontalisation du sacrum, notamment pour les neurologiques, entraîne une hyperlordose régulière sans contrainte excessive sur la charnière lombo-sacrée.

EVOLUTION EN SACRUM VERTICAL
La verticalisation du sacrum provoque des contraintes en cisaillement au niveau de la charnière lombo¬sacrée et aboutit habituellement à une SPONDYLOPTOSE.

Il faudra bien se garder lors des traitements orthopédiques conservateurs de provoquer une verticalisation du sacrum. Le moulage doit être réalisé en LORDOSE.

FACTEUR ASYMÉTRIE DU GLISSEMENT
20 % des scolioses lombaires associent une spondylolyse.
Le glissement n'est jamais parfaitement symétrique et une scoliose lombaire douloureuse doit systématiquement faire penser à la spondylolyse.

FACTEUR DÉGENÉRATIF
Le spondylolisthésis dégénératif est fréquent à l'âge adulte.

La perte de hauteur discale s'accompagne mécaniquement d'une glissement en avant habituellement inférieur à 1 cm.
Ici nous constatons le pincement du disque L5-S1, sans doute ancien, car une console antérieure avec ossification stabilise le glissement.

FACTEUR INSTABILITÉ
Dans ce cas de spondylolyse L4 par défaut congénital d'aplasie de l'isthme, l'instabilité est majeure avec très forte ouverture du disque en arrière lors du cliché en hyperflexion.

FACTEUR ANCIENNETÉ
A gauche, corps vertébral trapézoïdal qui a eu le temps de se déformer progressivement , plateaux parallèles et congruents traduisent une bonne stabilité.
A droite, corps vertébral rectangulaire qui n'a pas eu le temps de se déformer, et forte ouverture du disque L5-S1 traduisent l'instabilité

ÉVOLUTIVITÉ EN PÉRIODE TRANS-PUBERTAIRE
La période pubertaire représente le risque évolutif maximal.
Nous avons l'habitude de réaliser un traitement orthopédique conservateur durant cette période.

EVOLUTIVITE Â L'ÂGE ADULTE
2 types d'évolutivité sont notées à l'âge adulte
- la poursuite du glissement, comme en période d'adolescence. Ce peut être une indication chirurgicale - la discopathie dégénérative qui accentue le glissement d'environ 1 cm du fait du tassement du disque, comme nous le voyons dans l'exemple de gauche.


PROTOCOLE DU TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE CONSERVATEUR


Il comporte

1°) La réalisation d'un lombostat plâtré avec conservation de la lordose lombo-sacrée. Nous n'utilisons pas le « bermuda. » Le patient est installé en traction bipolaire. 2 feutres placés entre les jersey recouvrent les crêtes iliaques. Le déroulement des bandes est classique : 3 bandes circulaires passant en bretelle sur les épaules, 4 attelles de 20 à 30 cm suivant la morphologie du patient, puis 2 à 3 circulaires bien serrées, pour éviter tout flottement du plâtre. Dès le passage sur les épaules, les mains sont croisées derrière l’occiput, ce qui permet le respect d’une lordose physiologique et évite toute compression abdominale. Le lombostat plâtré masse le carré des lombes, ce qui facilite par la suite le modelage en sablier de l'orthèse polyéthylène monocoque. En plâtre le soulagement des douleurs doit être net.
Le plâtre est porté 3 semaines.

2°) Le lombostat polyéthylène monocoque est porté la nuit pour éviter l'étirement des éléments musculo-ligamentaires postérieur favorisé par la position cyphotique lombaire nocturne. Il est également porté pendant 2 heures après les sports pour favoriser le refroidissement ligamentaire en position courte lorsque la musculature se relâche après l'activité sportive.
Chez l’adulte pour les formes dégénératives, nous utilisons l’orthèse polyéthylène bivalves emboîtées qui permet une meilleure adaptation à la morphologie souvent variable dans la journée.

3°) La rééducation spécifique vise essentiellement la musculation de la chaîne antérieure en évitant une correction excessive de la lordose.

4°) Lors de l’activité sportive sont contre indiqués uniquement les plongeons en natation et les sauts de plus de 50cm (saut en longueur, saut en hauteur, saut de haie.)

L'indication est quasi systématique en période de croissance pubertaire, 11-13 ans chez les filles et 13-15 ans chez les garçons. Elle est justifiée en dehors de cette période lorsqu'il existe une instabilité douloureuse ou un facteur familial.
 

Notre statistique


Nous avons étudié 153 cas : 76 filles et 77 garçons, soit une répartition équivalente entre les deux sexes.
Cliniquement, nous notons : Douleurs en hyperextension, position assise prolongée mal supportée
Rarement un traumatisme initial violent, les douleurs surviennent progressivement. Quelques douleurs nocturnes, augmentées par le changement de position L'examen neurologique est normal, les signes radiculaires sont minimes. La moitié des patients ne pratiquent pas de sport, 10 % pratiquent en compétition.
Nous utilisons la classification de la douleur spécifique : Près de 40 % des patients de notre série présentent une douleur stade 3. Il n’existe pas de corrélation entre la douleur et l’importance du glissement
La rigidité sous-pelvienne initiale est plus faible que prévue, avec 90 % des patients présentant un angle poplité inférieur à 20°.
L'âge de découverte se situe majoritairement entre 11 et 14 ans au moment de la croissance pubertaire. C'est sans doute ce qui explique la faible rigidité sous-pelvienne.
L'inclinaison de la base sacrée est très supérieure à la moyenne de 37°, la facteur morphotypologique est donc très important.
Durant le traitement, la croissance a été de 16 cm et la prise de poids de 14 Kg

Résultats
Le traitement a permis dans tous les cas une disparition des douleurs.
L'activité sportive a été poursuivie y compris au niveau compétition. Lorsqu'elle a été arrêtée, le motif était la scolarité et non les douleurs.
Les paramètres morphologiques se sont modifiés de façon significative (en moyenne plus de 5°) avec diminution de l'inclinaison de la pente sacrée sur l'horizontale, de la lordose et de l'antéversion pelvienne.
Dans 10 % des cas, nous avons constaté une consolidation.
 

DISCUSSION


Conduite à tenir

1) Avant le début de la croissance pubertaire (11 ans chez les filles et 13 ans chez les garçons) l'indication du traitement orthopédique dépend de 2 facteurs
- l'hyperlordose
- l'existence de douleurs à l'effort

2) en période de croissance pubertaire (11-13 ans chez les filles et 13-15 ans chez les garçons), le risque évolutif du glissement est majeur. 2 statégies sont possibles
- soit arrêt du sport
- soit poursuite du sport avec protection systématique par orthèse 2 heures après la pratique du sport et la nuit.
Cette seconde option permet le maintien d'une musculature qui est un élément fondamental de la stabilité à l'âge adulte.
Tous les enfants traités selon ce protocole, ont pu poursuivre le sport et nous n'avons jamais constaté d'aggravation du spondylolisthésis.
A l'âge adulte, il n'a jamais été nécessaire de réaliser d'intervention chirurgicale.


Bénéfices physiques et psychologiques
La spondylolyse est constante chez certains artistes de cirque notamment les trapézistes. Ayant pu suivre plusieurs de ces artistes, nous n'avons jamais constaté d'instabilité majeure.

L'existence d'une spondylolyse contre-indique certaines professions qui sont répertoriées dans les tableaux 98 et 99 des maladies professionnelles, notamment le professorat d'éducation physique, et des métiers à risque, comme infirmières. Lorsque cela est possible nous conseillons un métier en position assise

Nous pensons toutefois, qu'il vaut mieux aborder la recherche d'un emploi avec une bonne musculature, et un titre sportif régional.
C'est l'arrêt de l'activité physique qui entraîne un handicap psychique et physique et non l'inverse. Le rôle du médecin est d'aider l'adolescent et de s'adapter à la pratique du sport.


Les risques
Les risques de déstabilisation du rachis sont minimes pendant la pratique du sport, du fait de la stabilité active de la musculature. Certains sports très contraignants pour le rachis, peuvent être réalisés avec l'orthèse. C'est le cas de l'équitation,
du ski, du tennis, du golf...
Nous avons actuellement des orthèses en polyéthylène de 3 mm permettant la pratique de ces sports.
Nous conseillons cependant d'éviter les sauts de plus de 50 cm, c'est à dire sauts en hauteur et en longueur, ainsi que le tremplin en ski, par exemple.
Dans certains cas, c'est l'enfant lui-même qui réduira l'intensité de son activité physique.

Quel sport pour quel enfant ?
La pratique de tous les sports est possible.
Lorsqu'il existe une hyperlordose on modifiera le geste technique avec par exemple course en cycle postérieur (le tronc légèrement penché en avant) et en évitant par exemple les ponts arrière en gymnastique.
Lorsque la morphostatique est normale, sans hyperlordose, la course sera autorisée en cycle antérieur.
Tous les sports en extension, basket, volley..., favorisent la trophicité musculaire et l'équilibre proprioceptif du rachis.

EN CONCLUSION

Le pronostic du spondylolisthésis a été transformé par le traitement orthopédique conservateur qui permet la poursuite d’une vie quasi normale. Les indications chirurgicales sont limitées aux formes très évolutives avec gêne fonctionnelle majeure et à certaines spondyloptoses.

BIBLIOGRAPHIE
Micheli L: Back injuries in gymnasts. Clin Sports Med 4:85, 1985
Micheli utilise un lombostat plastique en lordose corrigée.
• 8 % des patients sont soulagés et capables de reprendre l'activité sportive en moins de 2 mois.
• 2 % présentent une consolidation de la spondylolyse.
• dès que les symptômes ont disparu, il est possible de reprendre la compétition après entraînement.



Auteur : Dr Jean Claude de Mauroy (Médecine Orthopédique)

Cette page a été mise à jour pour la dernière fois le : 24 décembre 2011

"Conflit d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées publiées dans cette page"


Accueil ] Remonter ]
 Centre Européen de la Colonne Vertébrale - Lyon - Webmaster : Dr. Jean Claude de MAUROY   

  Site infos

  Le site a été mis à jour pour la dernière fois le : 6octobre 2017
Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.

Chercher uniquement dans des sites web de santé HONcode de confiance :